San Francisco Life
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Toi & Moi, comme au premier jour

San Francisco Life :: San Francisco :: ♣ Financial District
Micah Hamilton
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Lun 8 Oct - 13:19

Une chance, une dernière chance, je crois que si je gâchais celle-ci, il ne m’en resterait plus aucune. Je ne méritais pas cette nouvelle chance, j’en étais conscient, même si je me promettais de faire tout ce qui serait en mon pouvoir pour la reconquérir.

Quand j’y réfléchissais, je n’avais jamais rien fait pour séduire Beverly, j’étais resté moi tout le temps, et si elle m’aime, ça veut dire que c’est moi, et seulement moi qu’elle aime. Aujourd’hui je devais lui prouver qu’elle a eu raison de tombé amoureuse, et que je la mérite plus que ce que j’ai pu lui prouver jusque-là.

Je sortais de la douche, faisant attention à être le plus beau ce soir pour ma belle à moi. J’enfilais cette chemise, la même qu’à notre rencontre, dans ce restaurant où cette jolie blonde avait bouleversé mon cœur d’un simple battement de cil. Je souriais en repensant à cette soirée dont la fin nous avait échappé, je réajustais mon col en soupirant.

- Beverly …

La soirée nous appartiendrait, et je crois que je tiendrais ma promesse, si après ce soir elle veut encore que je signe, alors je signerai son papier. J’avais noté l’adresse de son amie dans mon GPS pour m’y rendre, et allait chercher ma cavalière pour la soirée. J’avais du mal à croire qu’elle habitait avec Arabella.

Personne n’avait jamais su cerner cette fille, une pompom girl, une fille du glee club ? Une vierge, une trainée ? Je ne savais même pas qu’elle était copine avec Beverly. Je me rendais pourtant au rendez-vous, avec deux minutes d’avance pour attendre que ma femme vienne à ma rencontre.

Est-ce que je devais sonner, lui envoyer un message ? J’attendais quelques instants dans la voiture, plus nerveux que je l’aurais imaginé. Je redoutais l’issue du diner, quelle qu’elle soit, je pense que ma relation avec Beverly ne sera plus jamais la même.

Finalement je décidais d’essayer de l’appeler, faisant sonner son téléphone quand je voyais la porte de l’immeuble s’ouvrir. Est-ce que c’est elle ? Est-ce qu’elle va me sourire ? Est-ce que je vais avoir des reproches toute la soirée ? Comment est ce qu’elle est habillée … Les questions raisonnaient dans ma tête au rythme de chacune des sonneries sans réponses renvoyée par son téléphone.
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Beverly Limouze Hamilton
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Lun 15 Oct - 10:39


Toi & Moi, comme au premier jour
Beverly ξ Micah


Surexcité moi? non même pas en rêve !
Juste que je ne sais plus où donner de la tête, j’ai l’impression d’oublier quelque chose, qu’un truc cloche chez moi, sans parvenir à mettre le doigt sur le problème. Arabella me dis que je suis parfaite… mais elle n’est pas du tout objectif, pour le coup j’en suis sur. D’ailleurs je l’agace tellement à faire les milles pas dans son petit appartement qu’elle m’attrape par les épaules une fois dans le salon. Elle se place en face de moi, les yeux dans les yeux et les mains sur chacune de mes épaules.

“Bon on se calme maintenant. Prend deux minutes pour respirer ok? C’est Micah ! c’est pas non plus comme si tu ne le connaissais pas, puis tu es parfaite, alors on se calme ok?”

Je prend une grosse respiration avant de lui répondre, baissant légèrement la tête.

“je me trouve complètement stupide d’avoir su me mettre dans un tel état pour lui… je comprend même pas ce qui m’arrive.”

Je relève les yeux vers elle puis pose mes mains sur les siennes.

“Mais t’as raison, ça vaut surement pas la peine je que je met dans des états de stress de la sorte. Je vais aller mon maquillage… il ne devrait plus tarder”

Je viens déposer un baiser sur la joue de ma copine, puis lui sourit avant de partir en direction de la salle de bain ou ma panoplie de maquillage et vernis se trouve encore en fouillie sur son petit meuble. Si elle voyait ça… j’aurais surement le droit à une réprimande. Je souris à cette pensée, puis range ce que je sais que je n’aurais plus besoin, pensant à Micah avec qui j’ai rendez vous ce soir.

“Ce soir nous ne serons plus marié”

Enfin presque… je relève la tête pour me regardais dans le miroire.

“Oui tu peux me regardais comme ça Madame Hamilton Beverly ! ce soir c’est ton dernier soir… enfin normalement”

J’appuie mes mains sur le bord du lavabo, soupirant de nouveau. Je ne suis même plus sûr que ce soit la bonne solution à prendre. Peut être que… peut être que je pourrais encore une fois lui laissait une chance? une ultime chance? Après tout ça me plaisais d’être sa femme, savoir qu’il m’appartenait. J’aimais aussi de fait d’être à quelqu’un… même si lui ne semblait pas se rendre compte de l’importance que je donnais à tout cela.

Était il dans le même état que moi actuellement? avait il lui aussi peur de la décision qui serait prise après sa signature sur un simple bout de papier? Je sais pas… je ne comprend pas pourquoi je suis ainsi. Es que le fait de retirer cette bague qui me fait aussi peur? ou de tracer un trait indélébile sur notre histoire?

Je jette un oeil sur ma montre, l’heure à laquelle il doit arriver est proche. Il ne doit même plus être très loin de l’appartement. Je vérifie mon maquillage malgré mes doutes, range un peu, même si je laisse traîner quelques trucs, puis quitte enfin cette pièce, pour rejoindre le hall d’entrée où m’attendent mes talons haut et mon sac à main. J’y glisse mon téléphone portable ainsi que les clefs de l’appartement.

“J’y vais Ara’ a tout à l’heure”

Je l’entend de loin, puis je referme la porte derrière moi, retrouvant le hall. J’ouvre la porte vers l’extérieur quand mon téléphone portable se met à sonner. Je plonge ma main dans mon sac, mais avec tout le bazar dedans, impossible de mettre la main dessus. Je lève la tête de mon sac, pour porter mon attention sur Micah, enfin du moins s’il est arrivé, très vite je vois sa voiture garé avec lui à l’intérieur. Je lève la main pour lui faire signe et lui souris, même si je ne suis plus tellement sur que ce soit le comportement que je devrais avoir avec lui.

J’approche de sa voiture sans trop réfléchir, car je sais que sinon l’envie de fuir va me prendre, j'espère que ma tenue va lui plaire… Non mais pourquoi elle devrait lui plaire de toute façon? on s’en fiche non? !  


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Micah Hamilton
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Mar 16 Oct - 10:53

Mon cœur battait à toute vitesse, comme si c’était mon premier rendez-vous avec une fille. Je l’attendais, à cette adresse qu’elle m’avait donnée, et je sentais mon souffle se couper quand je la voyais sortir de l’immeuble. Elle me faisait un signe de la main, un sourire que je lui rendais quand elle s’approchait de la voiture.

Je revoyais encore cette jolie blonde il y a quelques années s’approcher de ma table dans ce restaurant, comme si on se connaissait déjà. Elle était belle, encore plus que la première fois que je l’ai vue. Je sors de la voiture pour aller à sa rencontre, je me sentais comme un collégien qui n’avait encore jamais embrassé une fille auparavant.

Plus je la regardais, et plus je me sentais envouté. Est-ce que c’est ce qu’elle voulait ? Je lui avais dit pourtant que j’aurai du mal à signer si elle se faisait belle. Mes yeux la dévoraient pendant que je restais à me demander comment allait se dérouler cette soirée. Est-ce qu’elle voulait que je l’embrasse ?

- Beverly, tu es … plus belle que jamais.

Son sourire, son enthousiasme, sa robe … Je ne sais pas si j’en ai le droit, et pourtant je le prends. Je m’approche d’elle d’un pas décidé, je la penche en arrière et je m’empare de ses lèvres dans un baiser impulsif, à la fois sauvage et tendre. Un baiser comme je ne lui avais plus donné depuis trop longtemps.

Je n’attendais pas qu’elle me repousse, cet échange ne durais que quelques secondes, quatre ou cinq peut être, juste assez longtemps pour retrouver le gout de ses lèvres, et pas assez pour qu’elle ne tente de m’en empêcher. Je lui souris en retirant mes lèvres des siennes, sans argumenter mon geste avant de me tourner vers la voiture pour lui ouvrir la porte.

- Madame Hamilton, prenez place !

En tenant la portière, je laissais mon amie, ma femme, réagir et monter dans la voiture avant de refermer derrière elle pour faire le tour de la voiture et prendre place à côté d’elle. Si c’était notre dernière soirée ensemble, autant en profiter jusqu’au bout. Je démarrais la voiture et automatiquement avec le contact l’autoradio se mettait en route avec une compilation des chansons préférées de Beverly.

Enfin, je ne sais pas si c’est ses préférées, mais je sais que c’est ces chansons qu’elle aime écouter, et que j’avais télécharger pour écouter dans la voiture en pensant à elle. Est-ce que Beverly se rendait au moins compte qu’elle me manquait ? Je me tournais vers elle pour lui sourire une dernière fois avant de pencher mes yeux sur la route.

- Ça se passe comment avec les filles ? Je veux dire les pompom, ça te plait ton nouveau poste ?
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Beverly Limouze Hamilton
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Mer 17 Oct - 20:41


Toi & Moi, comme au premier jour
Beverly ξ Micah


- Beverly, tu es … plus belle que jamais.

Le voilà qu’il sortait le grand jeu, je sais comment il joue avec les mots, les sentiments, alors pourquoi je suis étonné? pourquoi es que cela me fait autant plaisir? je devrais prendre mes jambes à mon cou, retourner dans mon appartement paisible avec ma copine Arabella et pourquoi pas tenter de prendre un bain relaxant… avec ou sans elle.

Pourtant, je suis incapable d’effacer mon sourire, car il est sincère, j’aime quand il me complimente, ça à toujours été le cas, donc même aujourd’hui, si je cherche à avoir mes papiers de divorce signer, j’apprécie de lui plaire toujours autant.

“Merci”

Je rougie sans doute, car je sens que mon visage me brûle, je dois avoir l’air d’une de ces sainte nitouche du club des jeunes chaste, mais je m’en fiche. Sans même que j’aille le temps de répondre, il me prend dans ses bras, me penche en arrière et vient m'embrasser. Je suis prise par surprise et ne sait pas du tout comment réagir. Pendant un instant je remonte ma main avec objectif de venir le baffer, mais ses lèvres… agissent sur moi comme un calmant.

Le baiser prit fin et… je suis sensé faire quoi désormais? crier? râler? me plaindre? rester silencieuse? non ça surement pas !

“ça devient une habitude de m’embrassais chaque fois que tu en as envie… on ne fait pas ça entre ex normalement, tu le sais j'espère?”

J’hausse les sourcils en le regardant, comme pour assurer que j’étais sérieuse, puis je m’avance vers sa voiture, ou il m’ouvre la porte pour que je puisse m’installais à l’intérieur.

- Madame Hamilton, prenez place !

Un geste délicat et pleine d’attention qui me touche. Je le remercie d’un sourire mérité, puis m’installe dans le véhicule. Je pose le sac sur mes genoux, attache ma ceinture, puis le regarde prendre place. Je viens juste de le remarquais, mais il est vêtue comme le soir de notre rencontre, à quelques petits détail prêt. Est-ce voulu? ou le fruit du hasard?

La voiture finit par se mettre en route, la musique s’enclenche et je reconnais immédiatement l’air de Pink que j’écoutais en répète il y a quelques temps. Sans doute encore une fois le hasard qui joue convenablement les choses. Cela me fait rouler des yeux, c’est exaspérant de se rendre compte que même le hasard justement est de son côté!

- Ça se passe comment avec les filles ? Je veux dire les pompom, ça te plait ton nouveau poste ?

Micah me sors un peu de mes songes, je tourne la tête vers lui, il me regarde brièvement avant de reporter - et heureusement - son attention à la route.

“C’est de vrai peste !!”

Je parle tout d’abord d’un air des plus sérieux, avant de lâchait un éclat de rire en reprenant.

“Mais je le suis plus qu’elles encore”

Je garde mon sourire, passe mon doigt derrière mes oreilles pour repousser un peu mes cheveux que j’ai laissé détacher ce soir.

“J’ai été pom pom Girl avant elle, alors leur petit test de nouvel entraîneur, je sais exactement à quoi m’attendre. Mais je ne peux pas te cachais que j’adore ça, vraiment. Ce job était fait pour moi, j’adore tellement le Pompon”

Un peu curieuse de savoir ce qu’il en est de lui, je me met légèrement de côté sur mon siège passager pour mieux le voir, mieux m’adressais à lui.

“Et toi? ton job? et tout le reste. J’ai hâte de savoir ce que tu deviens depuis… mon départ de San Francisco.”
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Micah Hamilton
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Jeu 18 Oct - 6:57

Voir Beverly aussi belle qu’au premier jour, plus même encore, ça me retournait les yeux, le cœur, et chacun de mes sens. Est-ce qu’elle était devenue si belle, plus belle qu’avant ? Ou c’est mon regard qui avait changé ? Je lui notifiais ce que je pensais d’elle, de sa tenue, de sa présence, sans y aller par quatre chemins.

“Merci”

Je m’emportais, peut être un peu trop même, en venant poser mes lèvres sur les siennes, d’une façon soudaine et un peu sauvage. J’écoutais cette pulsion qui me menait jusqu’à ses lèvres, sans réfléchir, juste en profitant de cet instant qui il fallait l’avouer, elle me le rendait aussi. Si elle ne me repoussait pas, elle aurait menti en disant que le baiser lui avait déplus.

“ça devient une habitude de m’embrassais chaque fois que tu en as envie… on ne fait pas ça entre ex normalement, tu le sais j'espère?”

- J’embrassais ma femme, une dernière fois avant de signer les papiers. Tu seras mon ex à partir de ce soir, pas avant, tu le sais j’espère ?

Avec un doigt qui qui venait caresser la focette qui naissait au niveau de ses lèvres, je la regardais avec beaucoup de tendresse avant de lui ouvrir la portière de la voiture. Je la faisais monter à côté de moi avant de refermer la porte et de prendre le volant. J’étais plutôt satisfait de notre premier échange de la soirée.

Je démarrais et entamait la route qui nous séparait de ce restaurant où j’avais décidé de l’emmener ce soir. Quitte à passer un peu de temps tout les deux, je voulais en profiter également pour prendre de ses nouvelles. J’étais sincère en me montrant curieux, je voulais vraiment savoir ce que ça donnait avec son équipe de fille.

“C’est de vrai peste !!”

En tournant un œil vers ma jolie blonde, je pouvais m’assurer de cet aplomb qu’elle avait en parlant de ses pompom girl. J’imagine que la nouvelle génération devait être encore pire que l’ancienne. Beverly avait de quoi faire face pourtant, et je souriais en l’entendant cette fois prendre un rire qui me faisait fondre.

“Mais je le suis plus qu’elles encore”

- J’imagine !

J’adorais la voir sourire comme ça, jouer avec ses cheveux, j’en perdais quelque instant mon attention avant de freiner un peu brutalement pour m’arrêter à ce feu et profiter d’avantage du visage d’ange de ma voisine. C’était ma pompom girl à moi, elle l’avait toujours été.

“J’ai été pom pom Girl avant elle, alors leur petit test de nouvel entraîneur, je sais exactement à quoi m’attendre. Mais je ne peux pas te cachais que j’adore ça, vraiment. Ce job était fait pour moi, j’adore tellement le Pompon”

Elle ne pouvait pas mieux parler de sa passion pour les pompom, et pas me duper non plus là-dessus. Je connais tout d’elle, ou du moins assez pour savoir combien ça lui tenait à cœur. Je venais poser une main sur sa cuisse, juste quelque seconde, en perdant mon regard dans le sien le temps d’un songe.

- Tu as toujours eu du sang rose à paillette qui coulait dans tes veines.  Une pompom, une princesse dans l’âme.

Je la caressais une dernière fois du regard avant d’entendre un klaxon derrière nous. Je sursautais en tournant la tête. Je n’avais pas l’habitude de faire ça, et pourtant je levais un doigt en l’air pour notifier à quel point j’en avais rien à foutre de l’avis de cet automobiliste derrière nous. Il continuait à klaxonné plusieurs fois, mais c’était trop tard le feu était passé au rouge à nouveau.

“Et toi? ton job? et tout le reste. J’ai hâte de savoir ce que tu deviens depuis… mon départ de San Francisco.”

- Tu as hâte, vraiment ?

Calée différemment dans son siège, Beverly prenait une certaine aise, et dans le ton de sa voix, je sentais quelque chose de différent, un ton plus sincère qu’auparavant. Je lui souriais encore, à chaque clignement d’œil je la trouvais un peu plus belle. Ma vie depuis son départ, ça avait été plutôt monotone.

- Depuis ton départ … J’ai perdu peu à peu goût à ma vie d’avant.

Un nouveau Klaxon retentissait, puis des dizaines d’autres. J’avais fait ce bouchon moi ? Le feu était vert et j’accélérais en voyant le gros tatoué derrière moi me faire des grands gestes que je ne prenais pas le temps de déchiffrer. Le restaurant n’était plus très loin et je tournais dans les ruelles pour chercher une place.

- Je ne vais pas te mentir, TU es partie, Riley est partie … Je me suis retrouvé tout seul. Je ne cherche pas à me faire plaindre, je sais parfaitement que c’est ce que j’avais finalement mérité.

En un mois je perdais ma femme et ma meilleure amie, et j’avais été trop con, trop borné, trop fière peut être pour arriver à les faire revenir. Je cherchais une place pour me garer, en essayant d’éviter de croiser le regard de ma voisine. J’imaginais très bien ce mépris qu’elle devait avoir repris et j’aurais détesté le lire une fois encore dans ses yeux.

- C’est mon père qui m’a donné un coup de fouet. Il m’a fait comprendre que je n’étais qu’un petit con, égoïste et gâté. Tu ne le connais pas encore assez bien pour ça, mais ton beau père ne mâche pas ses mots quand il le faut.

Il y avait cette place qui nous tendait les bras, et je finissais par m’y engouffrer et garer la voiture. Le moteur coupé, je tournais à nouveau mon visage vers elle, pour la regarder en essayant de retrouver une certaine fierté dans le regard. J’étais différent aujourd’hui, du moins je le croyais, et je voulais qu’elle le croie aussi.

- J’ai travaillé dur l’année dernière pour entrer dans cette école de médecine. D’accord … les relations de papa m’ont aidée, mais … enfin voilà, ça n’a pas été une folle année.

Je déglutissais, haussant les épaules. Je crois que l’ambiance avait changé, en quelque minutes c’était devenu plus tendu. Je sortais de la voiture pour faire le tour et rouvrir la porte de Beverly. Je la faisais sortir en prenant sa main que je gardais dans la mienne plusieurs secondes, même après qu’elle soit sortie.

- Merci, d’avoir accepté de me voir ce soir.

Un dernier sourire, et je relâchais sa main avant de refermer la porte sur elle, et de verrouiller la voiture. Je lui faisais signe qu’elle devait me suivre, et la conduisait dans ce fameux restaurant. C’était celui de notre première rencontre, ce restaurant qui aura marqué mon cœur, celui où la plus belle des pompom girl était venu m’accoster à ma table.

J’avais le cœur tout serré de me retrouver ici, avec elle. Je ne savais pas comment elle réagirait, est ce qu’elle ressentait ce picotement que j’avais dans mon cœur ? Une larme coulais le long de ma joue quand j’arrêtais Beverly. Je prenais sa main dans la mienne, je croisais mes doigts dans les siens, et lui donnait ce qui serait peut être notre dernier baiser.

- Beverly, je t’aime, je t’ai toujours aimée.

D’autres larmes coulèrent après que je rompe ce baiser. Je la regardais, comme si c’était la dernière fois que je la voyais. Mon cœur se déchirait, j’avais imaginé ça, plus facile. Je me retournais, d’une façon sèche et brutale, et en relâchant sa main je commençais à courir pour m’enfuir dans une autre direction.

C’était pour elle que je faisais ça, pour nous ? La seule chose qu’elle ne m’avait jamais demandé de faire pour elle, c’était de signer ces putains de papier ? Qui j’étais pour lui refuser ça ? Pourtant c’était si dur, dans un recoin sombre du bâtiment je laissais mes larmes coulées quand un serveur du restaurant devait être en train de s’occuper d’elle.

« Mademoiselle Limouze ? Suivez-moi s’il vous plait. La table vous attend, tout a été réglé d’avance »

J’aurais voulu la voir sourire, je voulais partagé tout ça avec elle, mais comment est ce que je pouvais lui faire plaisir en signant les papiers, et … Je venais frapper le mur du restaurant d’un poing sans vigueur. Beverly était conduite en ce moment même à cette table que j’avais faite dressée spécialement pour elle.

La même table que la première fois, avec un bouquet de ses fleurs préférées. Les papiers du divorce étaient signés sur la table, avec un mot, et cette culotte qu’elle portait lors de notre première rencontre. Celle que j’avais retrouvée entre les coussins du canapé, sans souvenir de comment elle était arrivée là.

Micah a écrit:
‘ Parce que tu mérites mieux, et que c’est la seule chose qui reste en mon pouvoir pour te rendre heureuse. En souvenir de cette pompom aux yeux pétillants qui à fait chavirer mon cœur en l’enivrant. A toujours et à jamais, je continuerai à t’aimer, même si la loi ne m’y contraint plus.’

J’aurais tant donné pour voir sa tête à ce moment là … Tout l’argent de mon père, même plus encore … Mais j’étais dehors, comme un con, torturé à l’idée de l’avoir perdue à jamais. Mon cœur battait si fort que les passants sur le trottoir d’en face devaient l’entendre cogner dans ma poitrine. Je m’apprêtais à partir, mais jetais un dernier regard par la vitrine du restaurant.

Ma table, notre table, c’était celle là bas, dans le fond. J’étais trop loin pour distinguer autre chose qu’une silhouette blonde près de la table. Je sais que c’était le moment de m’enfuir, et de la laisser vivre la vie qu’elle méritait. Pourtant je poussais la porte de la devanture, en éconduisant le serveur qui voulait me placer.

Je rejoignais cette table où j’avais laissé ma femme, mon ex-femme, seule avec ce souvenir de nous. Un instant, je m’arrêtais en la regardant de quelques mètres en arrière, et puis avançait jusqu’à elle, les yeux encore rouges d’avoir pleuré. Je tirais la chaise en face d’elle pour venir m’y assoir de la même façon qu’elle l’avait faite la première fois.

- Mademoiselle, j’ai vu que vous étiez seule à table ce soir, alors je me permets. Je m’appelle Micah, Micah Hamilton, j’étais footballeur dans l’équipe sportive du lycée. Excusez-moi, mais … on ne s’est pas déjà vu quelque part ?
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Beverly Limouze Hamilton
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Lun 22 Oct - 9:55


Toi & Moi, comme au premier jour
Beverly ξ Micah


- J’embrassais ma femme, une dernière fois avant de signer les papiers. Tu seras mon ex à partir de ce soir, pas avant, tu le sais j’espère ?

Je relevais la tête dans sa direction. Dernière fois? je ne sais pas pourquoi mais ce mot me brisa le coeur. Je me forçais à sourire… voilà qui venait de diminuer ma bonne humeur. Pourtant le geste qui accompagna cette phrase était si doux, que j’avais du mal à me dire que ce serait le dernier.

Je me glisse à l’intérieur de la voiture, lorsqu’il m’ouvrit si gentiment la portière, installer, j’attache ma ceinture et déjà la voiture débute son avancé dans les rues de san Francisco. je me demande ou nous nous rendons, d’ailleurs c’est ce que j’essai de découvrir en visualisant les rues que nous prenons, mais pour le moment, aucune idée.

Je me tourne alors un peu plus vers lui pour lui parlait de mon début d’expérience avec l’équipe actuelle des pompom Girl de L’université. Avant je faisais partie de cette même équipe et j’étais la pire des pestes, alors c’est sans étonnement qu’aujourd’hui, j’entraine des filles aussi garce que je l’étais.

- Tu as toujours eu du sang rose à paillette qui coulait dans tes veines.  Une pompom, une princesse dans l’âme.

Je glisse ma main sur la sienne, lorsqu’il la dépose sur ma cuisse, j’ai l’impression que c’est comme avant. Enfin peut être en mieux, car ce soir Micah m’écoute, son attention n’est que pour moi, alors que ça n’a pas toujours été le cas. Avant, il arrivait parfois que je lui parle, mais il était tellement plongé dans ses pensées ou ses problèmes personnel qu’il ne partager pas avec moi, qu’il ne m’entendais pas réellement et cela finissait en “Hein quoi? tu disais?”

“Disons que ça m’a permis de me trouvais une famille… quelque part où j’avais enfin une attache avec des gens”

Même si finalement aujourd’hui toutes avaient pris leur vie en main, loin de l’université de San Francisco ou non.
Cette fois ci, c’est à mon tour de vouloir en savoir plus à son sujet, j’aimerais lui demandait un tas de chose, mais d’abord je lui parle de son emploi, ou j’ai été des plus surprise à le découvrir.

- Tu as hâte, vraiment ?

“Oui bien sur, je me suis souvent demandé ce que tu faisais pendant mon absence et crois moi, jamais je n’aurais cru te retrouver dans la peau d’un Kiné”

Je lui adressais un grand sourire, c’était aussi une façon peu discrète de lui faire savoir que j’avais pensé à lui régulièrement.

- Depuis ton départ … J’ai perdu peu à peu goût à ma vie d’avant.

“ah bon?”

Ma voix est beaucoup plus faible, je suis prise de cours, étonné de l’entendre me dire ça et j’ai d’ailleurs un peu de mal à comprendre pourquoi. Lorsque j’étais à ses côtés, c’est comme si je n’étais pas importante, je sais que je l’ai été à ses yeux, mais cela faisait un moment que j’étais acquise et donc oublié, mise à l’écart.

Lorsque les klaxons se font entendre, je pouffe de rire en remarquant la file de véhicule en colère derrière qui nous, qui attendent désespérément pour passer ce feu vert que Micah semble avoir rater.

“Tu vas pas te faire que des amis si tu traines plus longtemps”

La voiture redémarre et après quelques mètres, Micah tourne dans une rue que je reconnais assez rapidement. C’est le restaurant ou nous avons fait connaissance.

- Je ne vais pas te mentir, TU es partie, Riley est partie … Je me suis retrouvé tout seul. Je ne cherche pas à me faire plaindre, je sais parfaitement que c’est ce que j’avais finalement mérité.

j’étais entrain de regarder à l’extérieur du véhicule, quand le prénom de Riley résonna. Mon coeur fit un bon et manqua de s'arrêter, mais ce n’était pas du tout le moment de faire une crise cardiaque et encore moins une crise de jalousie.

je baissais la tête légèrement, mon coeur me faisait atrocement mal et j’étais incapable de tourner la tête pour le regardait.

- C’est mon père qui m’a donné un coup de fouet. Il m’a fait comprendre que je n’étais qu’un petit con, égoïste et gâté. Tu ne le connais pas encore assez bien pour ça, mais ton beau père ne mâche pas ses mots quand il le faut.

Pourquoi son père aurait il fait cela? il ne devait surement pas être d’accord pour notre mariage à la hâte. J’avais certe fait bonne impression avec lui au restaurant, j’avais semblé lui plaire, mais comme il venait de dire, je ne le connaissais pas tant que cela et pourtant… il m’était venue en aide le plus naturellement du monde lorsque j’ai pris contact avec lui. Il m’a d’abord aider pour le job, puis désormais dans ma recherche d’appartement.

“Il a eu raison. j’ai beaucoup de respect pour ton père.”

Micah entreprit de se garer non loin du restaurant, je n’avais pas hâte que la voiture se stabilise, car nous allions devoir parler, continuer ce sujet de conversation qui ne me plais pas tant que cela finalement. j’aurais préféré qu’il me parle de son job, de ce que j’ai rater et pas de sa copine Riley.

- J’ai travaillé dur l’année dernière pour entrer dans cette école de médecine. D’accord … les relations de papa m’ont aidée, mais … enfin voilà, ça n’a pas été une folle année.

“Tu as su vachement te reprendre en main pour ça, vraiment je suis fiére de toi”

Cette fois c’est moi qui mis ma main sur la sienne. Si si j’étais réellement sincère. Micah semblait avoir changer. Il était peut être trop tard pour notre couple, mais la prochaine sera surement ravie d’avoir un homme correspondant à ses attentes. Moi aussi j’aurais aimé que Micah soit… juste un peu plus sérieux et responsable, j’étais peut être arriver trop tôt dans sa vie. La suivante… sera la plus heureuse, je n’en doute vraiment pas.

car je l’ai été moi à ses côtés, juste que j’aurais aimé que le syndrome de lune de miel, persiste plus longtemps dans notre couple. Mais ainsi va la vie et je ne peux plus rien faire aujourd’hui. Vous me direz si...lui donnait une seconde chance, mais pourquoi faire? si nous en sommes là aujourd’hui, c’est qu’il ne devait pas réellement tenir à moi… ou pas aussi fort que pour moi c'était le cas.

L’ambiance était plus lourde désormais, ce qui me fait regretter d’avoir eux cette conversation, mais aussi d’être venue. Il aurait juste suffit que je refuse cette invitation, qu’il se contente de me renvoyait les documents signés, il aurait même pu les donnaient à son pére, je suis sur qu’il m’aurais fais la commissions.

Tout à coup je sentis mon coeur lourd… j’avais sans doute fait une erreur ce soir… celle de croire que quelque chose était encore possible entre nous. Je me voilais la face, il fallait que je me reprenne et vite et surtout que je n’oublie pas l’objectif de la soirée. Après tout c’est moi qui est prit cette décision, pour moi être heureuse…

Nous quittons la voiture, je le remercie d’un signe de la tête de m’offrir tant d’attention que je ne mérite peut être même pas.  Ma main dans la sienne, je relève la tête vers lui, alors qu’il reprend la parole, après un moment de silence entre nous qui m’a semblé durer des heures…

- Merci, d’avoir accepté de me voir ce soir.

Je lui adresse un sourire, le laisse relachait ma main, même si j’aurais apprécié qu’il la garde au chaud dans la sienne. Puis je le suis jusqu’à ce fameu restaurant. Un fin rictus s’affiche sur mes lèvres, cette endroit est plein de souvenir… souvenir de cette rencontre surréaliste. Je marchais à ses côtés, en ayant l’impression que mes talons et leur claquement sur le béton faisait plus de bruit que l’ensemble de la ville.

Mon coeur était compressé sous ma cage thoracique , en venant ce soir, j’avais espéré que… je ne sais pas finalement. Peut être que j’espérais tout simplement que Micah prenne le courage de faire ce qu’il n’a pas fait un an auparavant?

“Micah je…”

Par chance j’imagine, Micah décide de prendre la parole au même moment. Il me fait face, mêle ses doigts au mien et viens m'embrasser avant même que j’aille le temps de faire ou de dire quoi que ce soit. J’ai bien remarqué la larme qui s’écoulait sur son visage, mais il avait fait en sorte que je ne puisse rien dire, venant déposer ses lèvres contre les miennes. Un baiser tendre… doux… délicat… Mon coeur semble s'arrêter… le temps aussi d’ailleurs.

- Beverly, je t’aime, je t’ai toujours aimée.

Je n’ai pas le temps de réagir, qu’il prend aussitôt la fuite.

“Micah !!!”

J’essai de le rattrapais, mais en un ou deux pas, mes talons me font très vite comprendre que c’est irréalisable. Foutu chaussure… voila à quoi ça sert de se faire canon, c’est pas du tout pratique en cas de besoin.
Mes épaules s’affaissent, je venais de tout foutre en l’air. A cause de ma curiosité, Micah avait préféré fuire.

Mon humeur était désormais loin de celle de quand il était venue me chercher en bas de l’immeuble d’Arabella. Je ne savais plus quoi faire, ni quoi penser, quand une jeune homme m’adressa la parole.

« Mademoiselle Limouze ? Suivez-moi s’il vous plaît. La table vous attend, tout a été réglé d’avance »

Je fais volte face pour regarder cet inconnu puis lève la main en refusant.

“Non non désolé mais…”

“Désolé, mais je me dois d'insister Mademoiselle”

Le regard perdu, je cherche du regard Micah, j'espère le voir revenir, ou le voir m’attendre à l’entrée du restaurant, mais rien… personne. Je ne vais quand même pas me rendre dans ce restaurant toute seule. D’un signe de la tête j’approuve malgré tout la proposition du serveur, puis le suis jusqu’à une table… notre table si je peux l'appelait ainsi.

“Prenez place Mademoiselle, je reviens tout de suite”

Je remue la tête, observant autour de la table, l’endroit me semble plus beau que lors de ma dernière visite ici. Lorsque je m’installe à table, respirant l’odeur de ce bouquet magnifique qui l’habillait…

* mes préférés*

C’était forcément grace à Micah qu’elle était là, puis autre chose attire mon regard. Je découvre avec surprise une enveloppe sur laquelle se trouve mon prénom et… une petite culotte de dentelle que je reconnais par mille. Un fin sourire s’affiche sur mes lèvres, mais déjà mon attention se porte sur l’enveloppe que j’ouvre pour y découvrir le mot écrit par mon ex...mari

‘ Parce que tu mérites mieux, et que c’est la seule chose qui reste en mon pouvoir pour te rendre heureuse. En souvenir de cette pompom aux yeux pétillants qui a fait chavirer mon cœur en l’enivrant. A toujours et à jamais, je continuerai à t’aimer, même si la loi ne m’y contraint plus.’

Ma main abandonne le papier qui retombe sur la table, alors que mes larmes semble les rejoindre. Je ne sais plus quoi penser, ni quoi faire face à tout cela. C’est compliqué… bien trop compliqué. Tout se bouscule dans ma tête alors que je comprend que je ne le reverrais sans doute jamais. Va-t-il quitter la ville à son tour, pour me fuir? Suis-je réellement prête à mettre un terme à notre histoire, comme je le pensais jusqu’alors? mais si j’en écoute mon coeur et mes larmes, il semblerait que non. Arabella devait avoir raison, mon coeur semblait lui laissait une place qu’il ne mérite plus, mais c’était bel et bien là.

Je devrais partir de ce restaurant, aller retrouver mon unique amie et tout lui expliquer pour pouvoir ensuite pleurer sur mon sort pour le reste de la soirée… ou de ma vie. C’est moi qui est chercher tout cela, alors pourquoi le regrettait, maintenant que sa signature se trouve en bas du papier que je ne cesse de lui réclamait depuis nos retrouvailles.

J’essuis mes larmes, mais d’autre reviennent plus rapidement que je ne le pensais possible. Je me redresse, regard les papiers tant désiré et maintenant tant regretter.

“Qu’es que j’ai fais?”

Je me penche pour attraper mon sac, pour y prendre mon téléphone et appeler ma copine pour lui dire que j’allais reprendre la route pour la rejoindre. Hors de question que je passe plus de temps dans cet endroit, surement pas seule, surement pas sans lui. Je me lève pour quitter la table, quand un bruit de chaise appelle mon attention et malgré que je sais que c’était impossible, la voix de Micah retentit face à moi.

- Mademoiselle, j’ai vu que vous étiez seule à table ce soir, alors je me permets. Je m’appelle Micah, Micah Hamilton, j’étais footballeur dans l’équipe sportive du lycée. Excusez-moi, mais … on ne s’est pas déjà vu quelque part ?

Je pose les yeux sur lui, l'interroge du regard. A quoi joue-t-il? pourquoi est-il revenue? Pourtant ses paroles me redonne le sourire, timide, mais tout de même là. Je remarque ses yeux rougis à lui aussi, alors que je repose mes fesses sur ma chaise.

“Enchanté, moi c’est Beverly… Limouze… sans doute, votre visage m'est familier”

Je déglutit difficilement avant de reprendre.

“Je suis désolé Micah… je ne voulais pas qu’on en arrive là, je… je ne sais même plus si je veux toujours ce papier, maintenant qu’il est signé”
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Micah Hamilton
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Mer 24 Oct - 11:43

Sur la route qui nous conduisant jusqu’à ce restaurant que j’avais prévu pour elle, je lui parlais de ce qui avait changé depuis son départ. J’étais un peu surpris qu’elle me pose des questions sur ça, je croyais qu’elle ne voulait plus entendre parler de moi ou de ce qui s’en rapprochait. Pourtant elle m’écoutait, et nous avions pendant ce trajet la conversation peut être la plus honnête qui nous avait été donnée d’avoir depuis trop longtemps.

Cette soirée, surement la dernière avec elle, je l’avais imaginé tant de fois, depuis son départ j’avais entrevu nos retrouvailles de tant de façon différente que je ne savais même pas quoi penser de tout ça. Ce que je savais c’est que de me retrouver là, avec elle, à côté de ce restaurant où nous avions partagé notre première soirée, c’était la plus belle chose qui me soit arrivé depuis son départ.

“Micah je…”

Mon cœur se serrait, en la regardant plus belle que jamais. Je lui avais promis qu’à partir de ce soir elle aurait ce qu’elle voulait, ses papiers signés. Il n’y avait que les murs de ce restaurant qui nous séparait des papiers qui l’attendait déjà sur la table, mais c’était au-dessus de mes forces d’affronter ça.

Qu’est-ce que j’avais imaginé pour ce soir ? Qu’on passerait une soirée romantique, une dernière nuit, et qu’on en parlerait plus ? Je ne voulais pas gâcher ce dernier instant, et dans un élan de sincérité, je lui donnais ce baiser qui resterait le plus beau si c’était bel est bien le dernier. Mes lèvres contre les siennes, mon cœur en sang, les larmes aux yeux, c’était l’âme à nu que je l’embrassais avant de m’enfuir … lâchement.

“Micah !!!”

C’est ce même garçon qu’elle voulait quitter, Micah, celui qui n’avait jamais assumé ses sentiments. Je pensais faire ce qui serait le mieux pour elle en quittant sa vie à jamais. J’avais préparé sa table, pour cette éventualité où je manquerais de courage. Les larmes déferlaient sur mon visage quand j’étais plus loin, à imaginer Beverly découvrir les papiers qu’elle désirait tant.

J’étais de l’autre côté du bâtiment, adossé au mur en soupirant. A ce moment-là j’aurais dû quitté les lieux, peut-être même quitter la ville, m’enfuir, encore, loin. Elle était si belle, dévouée, pétillante, elle n’aurait pas de mal à trouver un garçon mieux que moi … C’était LA seule solution, et je m’y résoudrais.

Après plusieurs minutes, j’avais rejoint la voiture, et je tournais le contact quand cette musique de la playlist passait, une autre musique qui me rappelait la seule que j’aimerais toujours. Elle était seule, dans ce restaurant, avec mes fleurs et mon petit mot. D’un doigt j’essuyais une dernière larme, en me demandant ce que je faisais là.

- Bev … pardonne moi.


Je donnais un coup de poing sur le volant en soupirant, et quand le klaxon de la voiture retentissait je sursautais. Ça ne pouvait pas se terminer, pas comme ça. Je ressortais de la voiture, les yeux rouges et le cœur tout serré. Il fallait que je la vois, une dernière fois pour qu’on parle de ce qui venait de se passer.

En retournant dans ce restaurant, j’allais à cette table, notre table que j’avais réservée. Elle était là-bas, je pouvais la voir, nerveuse, les larmes coulant le long de ses joues. Pourquoi elle pleurait ? ça n’était pas prévu comme ça, elle était censée être heureuse. J’avançais, doucement, en hésitant encore, avant de prendre place en face d’elle pour me présenter à elle, de la même façon qu’elle c’était présentée à moi la première fois.

“Enchanté, moi c’est Beverly… Limouze… sans doute, votre visage m'est familier”

Beverly prenait place, en face de moi sur sa chaise, et notre regard se croisait, avec à l’intérieur tant de chose en souffrance. Comme s’il y avait tellement de mot qu’on étaient jamais arrivé à se dire, trop de sentiment si lourd qu’ils pesaient tout au fond de ses yeux si bleu, ceux que j’aiment plus que ma vie.

“Je suis désolé Micah… je ne voulais pas qu’on en arrive là, je… je ne sais même plus si je veux toujours ce papier, maintenant qu’il est signé”

Elle me montrait le papier sur la table, celui que j’avais eu tant de mal à signer. Pourquoi est-ce qu’elle faisait ça, pourquoi elle n’en voudrait plus. Avec un doigt je caressais la feuille de papier, le contact avec elle était si douloureux que c’était comme si mon doigt prenait feu. J’arrêtais, en approchant ma main plus près de la sienne, sans la toucher, j’arrêtais la mienne à quelques centimètres de sa main sur la table.

- Que tu t’appelles Limouze ou Hamilton, ça changera rien à celle que tu es. Tu resteras à jamais la pompom girl dont je suis tombé amoureux dans ce restaurant.

On avait vécu tant de chose depuis, des hauts, des bas, pourtant on était là, tous les deux dans ce même restaurant. Du bout de l’ongle, je caressais sa main, puis avançait ma main encore, jusqu’à la poser avec douceur sur la sienne. Je posais mes yeux rouges dans les siens de la même couleur, en soupirant encore.

- Tu as pas le droit de pleurer … C’est pour toi que j’ai fais ça … parce que je croyais que ça te ferait plaisir … je veux pas que tu pleures … Je vaux même pas la peine que tu pleures pour moi.

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Beverly Limouze Hamilton
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Jeu 25 Oct - 13:17


Toi & Moi, comme au premier jour
Beverly ξ Micah


Je ne savais plus sur quel pied danser. Dans ma tête c’était un tsunami de sentiment, bon et mauvais, positif autant que négatif. Je ne savais plus si je devais être heureuse que la signature de Micah apparaissait enfin sur ces papier de divorce, ou si je n’avais qu’une envie, me jeter d’un pont avec ceux si en main. Etais-je vraiment prête à renoncer à ce nom de famille que j’adore porté? Hamilton ! Étais-je prête à renoncer à ce garçon?

Lorsque sa voix résonne à mes côtés, pendant un cours instant j’ai l’impression que tout cela n’est que dans ma tête, mais lorsque je lève les yeux, c’est bel et bien sur Micah qu’ils se posent. Es que je rêve?
Je m’installe sur la chaise qui m’est destiné, un peu déboussolé, mes sentiments m'épuise, j’ai l’impression d’être comme vidé.

- Que tu t’appelles Limouze ou Hamilton, ça changera rien à celle que tu es. Tu resteras à jamais la pompom girl dont je suis tombé amoureux dans ce restaurant.

“Tout ça c’est… tellement de gachie… comment on a pu en arriver là”

C’est plus un constat de notre situation qu’une réelle question. J’aurais aimé que l’on parvienne à se sauver mutuellement, à rester souder, présent l’un pour l’autre. Mais notre couple à eut pas mal de bâton dans les roues et j’imagine que sans cette foutu meilleure amie, nous aurions réellement pu être heureux, mais tant qu’elle sera présente dans sa vie… notre couple est promis à l’échec, j’en suis persuadé.

Je le laisse caresser ma main, puis croise mes doigts avec les siens lorsqu’il pose sa main sur la mienne. Un léger et court silence se pose à notre table, on doit avoir l’air pas mal stupide avec nos yeux rougies par nos larmes et nos reniflements que nous essayons de faire le plus discret possible.

- Tu as pas le droit de pleurer … C’est pour toi que j’ai fais ça … parce que je croyais que ça te ferait plaisir … je veux pas que tu pleures … Je vaux même pas la peine que tu pleures pour moi.

“Ne dis pas n’importe quoi”

De ma main libre, je viens tapoter sous mes yeux d’ou je sens encore l’humidité de mes larmes. Je réfléchie un cours moment, savoir s’il est mieux que je partes ou si nous devons attaquer de front les problèmes de notre couple, mettre tout sur la table et voir… faire un constat de la situation. Si nous devons nous fuir ou peut être nous reconquérir.

“Qu’es que tu souhaites Micah? je n’arrive plus à savoir si c’est une bonne idée ce divorce, j’en étais pourtant persuadé avant qu’on se revois, j’étais loin de toi, c’était clair dans ma tête et maintenant c’est le bordel, mais y’a trop de chose qui vont pas… trop de personne qui font partie de notre, de ta vie et qui ne devrait pas être présente si on veut un jour être un couple… un vrai, mais pour le moment, je ne vois que des promesses d’échecs, rien de plus”

Je soupire légèrement, je n’ai pas encore poser son nom sur la table que déjà j’ai l’impression que cette discussion va partir en dispute à cause de cette fille et si c’est le cas alors… je pense que nous n’aurions plus rien à nous dire et je me contenterais de repartir avec ces papiers de divorce signé.
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Micah Hamilton
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Ven 26 Oct - 16:45

Comment définir cette relation, cette situation amoureuse qui venait de perdre sa légitimité avec ce papier que je m’étais forcé à signer ? Je ne voulais pas abandonner ma femme, encore moins la faire souffrir. J’étais conscient du mal que j’avais pu lui faire malgré moi, et c’était avec une certaine honnêteté que je me présentais ce soir devant elle.

“Tout ça c’est… tellement de gachie… comment on a pu en arriver là”

Ses yeux rouges, bouffis par le chagrin était la chose la plus difficile qui m’avait été donné de regarder ces dernières années. Quand j’approchais ma main de la sienne, je m’en voulais tellement. Je ne savais plus quoi faire. J’avais bien conscience de mes sentiments, mais je savais aussi que je ne pouvais plus les imposer de force à la pompom girl.

- J’ai jamais voulu ça … Te faire pleurer, c’était la dernière chose que j’aurais voulu.

J’aurai pu verser toute les larmes de mon corps si ça aurait pu lui éviter d’en couler ne serait-ce qu’une seule pour moi. Ma respiration se faisait plus lente, pendant un instant j’avais ces moments incroyables qu’on avait pu passer tous les deux qui me revenait en tête. Si je lui avais fait du mal, je sais aussi qu’elle doit avoir ces même souvenir que moi, ceux que ce restaurant faisant remonter.

“Ne dis pas n’importe quoi”


En signant les papiers, j’étais persuadé que c’était ce qu’elle voulait. Elle aurait dû prendre les papiers et s’en aller en courant, non ? Pourquoi à chaque nouveau baiser que je lui donnais j’avais l’impression qu’un souffle nouveau m’habitait. Sa main sur la mienne, c’était une chaleur douce, enivrante qui venait me submerger.

“Qu’es que tu souhaites Micah? je n’arrive plus à savoir si c’est une bonne idée ce divorce, j’en étais pourtant persuadé avant qu’on se revois, j’étais loin de toi, c’était clair dans ma tête et maintenant c’est le bordel, mais y’a trop de chose qui vont pas… trop de personne qui font partie de notre, de ta vie et qui ne devrait pas être présente si on veut un jour être un couple… un vrai, mais pour le moment, je ne vois que des promesses d’échecs, rien de plus”


Beverly ouvrait son cœur, d’une certaine façon j’étais content de pouvoir avoir cette conversation qu’on aurait dû commencer il y a longtemps. En relevant sa main contre mes lèvres, je déposais un baiser sur ses phalanges en laissant mes lèvres presser sa main dans un glas à la fois pesant et douloureux.

- J’ai jamais triché en te disant je t’aime … Je sais que je t’ai fait souffrir et … ce que je souhaite, c’est tout sauf te voir pleurer. Je souhaite revoir le sourire de la jolie blonde pétillante et entreprenante que j’ai rencontré, ici même, à cette table.

Là où tout avait commencé … il n’y avait pas d’autre endroit pour terminer notre relation, si je devais lui rendre ses papiers, ça ne pouvait être qu’ici. Je scrutais l’horizon avec un regard intrusif. Rien n’avait changer, enfin, presque pas, excepté l’amour que j’avais dans le cœur, qui quoi qu’elle en pense avait grandi pour elle.

- Tu te souviens ? Tu étais si belle, tu l’es toujours, plus encore même, mais ce jour-là, j’ai posé les yeux sur cette belle inconnue, et sans vouloir te l’avouer j’étais totalement sous ton charme.


Aujourd’hui elle était ma femme, elle en avait fait du chemin. Quand un des serveurs venait prendre notre commande, je demandais juste deux verres de leurs cocktails maison, en expliquant qu’on commanderait le repas un peu plus tard. Il fallait qu’on arrive à parler à crever cet abcès qui nous rongeais depuis trop longtemps.

Je m’étais toujours demandé si j’aurais dû la poursuivre, quand elle s’est enfuie, si elle voulait que je lui cours après, que je la retienne ? J’avais été si bête, que je l’ai laissé partir, sans moi. Du bout de mon doigt je venais parcourir son poignet en y dessinant un semblant de cœur abstrait, sans quitter ses yeux des miens.

- Je n’ai jamais été doué avec les filles … avec personne en fait. Je sais que ça n’est pas une excuse … Je ne veux pas me faire plaindre, pas que tu me pardonne, je voulais juste que tu saches ce soir, que j’étais désolé, mais que je n’avais jamais cessé de penser à toi … Même si je suis trop bête pour te le montrer.

Mes larmes continuaient de couler le long de mes yeux, même si j’arrivais à en réprimer quelques-unes. Je sortais mon téléphone de ma poche, pour faire défiler mes messages, et le tendre à ma voisine. Je la mettais sur les brouillons, jamais envoyé, et soupirais le cœur lourd en accusant son regard.

- C’est tous les messages que j’ai écrits, depuis que tu es parties, que je n’ai jamais eu le courage de t’envoyer … Je sais, je suis lâche, d’une certaine façon, je l’ai toujours été. Mais j’ai plus envie de me cacher derrière ma lâcheté, derrière papa, derrière un mariage qu’on a forcé. Ce soir, je veux que tu me vois sans artifices.

Je me mordais la lèvre inférieure, en redoutant ce qu’elle pourrait trouver si elle voulait fouiller. Je n’avais pas supprimé mes photos, ni mes échanges avec Riley, mais si je voulais qu’elle me voit comme un garçon sans artifice, je n’avais pas le droit de lui cacher quoi que ce soit. Je plaçais le téléphone dans sa main en soupirant timidement.

- Ce soir je ne suis pas ton mari, je suis un garçon amoureux qui veut te mériter et pas te réclamer comme un dû … Bev … Je ...
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Beverly Limouze Hamilton
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Lun 19 Nov - 14:56


Toi & Moi, comme au premier jour
Beverly ξ Micah


Finalement, à ce moment présent, j’en étais au même point qu’un an auparavant, quand j’ai décidé de partir pour le fuire. Je m’étais aussi posé des milliers de questions, quasi toutes sans réponse et maintenant me voilà avec ce papier que je pensais vouloir depuis mon départ, pour finalement hésité et remettre en doute toutes les décisions que j’ai pu prendre depuis mon départ de San Francisco pour l’inconnu.

Mais cette fois, j’étais bien déterminé à tout mettre sur la table, que mes paroles soient bonne ou non à entendre, autant pour lui que pour moi, mais le moment était venue de vider nos sacs et de tenter de comprendre ou nous avions merdé, ou se trouve sa part de responsabilité et la mienne aussi. J’ai forcément dû faire des choses de travers, personne n’est parfait, même si on aimerait à le croire par moment.

- J’ai jamais triché en te disant je t’aime … Je sais que je t’ai fait souffrir et … ce que je souhaite, c’est tout sauf te voir pleurer. Je souhaite revoir le sourire de la jolie blonde pétillante et entreprenante que j’ai rencontré, ici même, à cette table.

Je remue la tête… jamais me faire souffrir? et pourtant… Ne pas me voir pleurer? pourtant je ne parviens plus à compter le nombre de fois ou cela c’est produit, que ce soit avant ou pendant notre séparation. J’ose un léger rictus à la fin de sa phrase, relevant les yeux pour les posaient sur lui et croiser son regard.

- Tu te souviens ?

“Comme si c’était hier”

Tu étais si belle, tu l’es toujours, plus encore même, mais ce jour-là, j’ai posé les yeux sur cette belle inconnue, et sans vouloir te l’avouer j’étais totalement sous ton charme.

Ce souvenir reste un des meilleurs de notre histoire. Je n’en ai oublié aucun détail, enfin du moins je ne pense pas. Je soupire devant tant de gachie, puis me redresse pour accueillir le serveur à notre table. Je n’ai envie de rien, mais je laisse Micah passait une commande qui me convient parfaitement… un verre d’alcool ne me fera pas de tord et au contraire, m’aidera sans doute à délier ma langue, à mettre tout carte sur la table.


- Je n’ai jamais été doué avec les filles … avec personne en fait. Je sais que ça n’est pas une excuse … Je ne veux pas me faire plaindre, pas que tu me pardonne, je voulais juste que tu saches ce soir, que j’étais désolé, mais que je n’avais jamais cessé de penser à toi … Même si je suis trop bête pour te le montrer.

Je restais silencieuse, le voir pleurer, me compressait le coeur, j’étais incapable de retenir mes larmes, bien que j'essayais en vain de les cachaient en les essuyant en vitesse. Evidemment il n’est pas idiot, il me connaît, je suis tellement sensible et plus encore quand il s’agit de Micah et de notre histoire.

J’ai toujours eu du mal à comprendre pourquoi c’était lui et pas un autre. Je suis tombé tellement vite amoureuse de lui, sans être capable encore aujourd’hui de le remplaçait par un autrE. Pourtant cette histoire m'était tombé dessus sans crier garde… un soir dans ce restaurant, alors que j’aurais dû y être seule.

Je l’observe mettre son téléphone sous mon nez, jetant un oeil plutôt curieuse sur ce qu’il souhaitait me montrer.

- C’est tous les messages que j’ai écrits, depuis que tu es parties, que je n’ai jamais eu le courage de t’envoyer … Je sais, je suis lâche, d’une certaine façon, je l’ai toujours été. Mais j’ai plus envie de me cacher derrière ma lâcheté, derrière papa, derrière un mariage qu’on a forcé. Ce soir, je veux que tu me vois sans artifices.

Un tas de message en mode brouillon jamais expédier. Je relève les yeux vers lui, puis de nouveau sur son téléphone. Je pouvais y lire plusieurs début de sms qui m’étais apparemment destiné. SAns doute que j’aurais aimé les recevoirs, savoir que je lui manqué depuis mon départ, alors qu’il avait préféré le silence… moi qui penser que c’était tout simplement car mon départ avait été une délivrance pour lui.

Une nouvelle fois, j’essuie des larmes au bord de mes yeux… tant de gâchis, de temps perdu.

- Ce soir je ne suis pas ton mari, je suis un garçon amoureux qui veut te mériter et pas te réclamer comme un dû … Bev … Je ...

Son téléphone atterri dans ma main, il referme mes doigts par dessus comme pour me donnait l’autorisation de fouiller à l’intérieur, chose interdite jusqu’à ce jour. Je lève alors les yeux vers lui, l’interrogeant du regard. Qu’espérait-il avec ce geste?

“Tu n’as jamais voulu que je regarde dans ton téléphone. Alors pourquoi aujourd’hui?”

Ma main fermait autour du téléphone tremblé, sans doute de peur de la découverte, mon coeur battait un peu plus vite que de raison, mais j’espérais prendre la bonne décision. Je venais remettre son GSM dans sa main, la refermant par dessus comme lui venait de le faire, sauf que ma main resta par dessus la sienne.

“Tu aurais du m’envoyais ces messages, j’ai cru… j’ai cru que mon départ ne te touchais pas, que tu étais content de t’être débarassé de moi… tu ne peux pas devinais tout ce qui m’ai passé en tête. Mais je ne veux pas regardé dans ton téléphone, tu sais combien je suis jalouse et que je pourrais éclaté juste pour un bonjour d’une fille”

Je pouffe de rire avant de reprendre, mon autre main essuyant mes larmes.

“Es que tu penses sincèrement qu’on… pourrait essayer de reprendre tout ça à zéro? ça me parait tellement compliqué… je suis sur que tu as changé, que tu pourrais me le prouvait, mais… es que tout est-ce clair dans ta tête ou c’est juste… que tu ne veux pas qu’un autre m’approche? Je ne veux plus être le dindon de la farce, entendre de nouveau toutes ces rumeurs à ton sujet…. avec ces filles… avec… Riley… je ne veux plus revivre tout ça. C’est ce qui m’a fais fuire et je n’ai pas du tout envie que ça recommence.”

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